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HUILERIES ET PRESSOIRS DE KABYLIE MARITIME TIFRA TIGZIRT MIZRANA IFLISSEN

19 Octobre 2021 , Rédigé par Malik Ouhaddad

Le village de Tifra compte une dizaine de pressoirs  Les huileries taillées dans
le roc , leurs formes est fonction de la  disposition des masses rocheuses disponibles de chaque installation  il suffirait aujourd'hui encore de quelques pièces de bois et quelques cordes pour remettre ces pressoirs en fonctionnement. on retrouve a ifran lieu situé a Tifra quatre principaux pressoirs d'ailleurs l'association pour l'histoire a recensée les sites les plus apparents

  1. -Adɣaɣ tecvayt
  2. -l'ecole de tifra
  3. Aḥarfuc bwadda
  4. -Tavlat uzemur
  5. -Iɣil ɛiden (celui-la est détruit)
  6. -lvilla
  7. -Tala tvouda
  8. -Tala n sɛada
  9. -Taftiwin
  10. -Aguni usulan
  11. -Tiliket
  12. -Tinkacin
  13. -Tigičat
  14. -Tavaṛant.
  15. -Alqam
  • Le terroir de Tigzirt et de Taksebt.
    Iomnium et Rusippisir” sont deux cités jumelles de tradition libyco-punique. Elles
    ne sont romanisées que dans la première moitié du second siècle après J.-C. par de riches familles de rang équestre et sénatorial, venues de la Rusuccuru voisine. Elles possédaient de grands domaines autour d'Iomnium et de Rusíppisir, où l'on comptait peut-être aussi un domaine impérial.
    Le territoire de Taksebt et de Tigzirt monte en pente assez régulière vers la crête
    située à 800 m d'altitude et parallèle au rivage, distant de 8 km. La ville et le terroir de Tigzirt sont assez bien connus. A l'intérieur de l'enceinte d'iomnium, on connaît plusieurs contrepoids de pressoir et au moins 3 trapelaz“. Dans la campagne, l'Atlas archéologique signale un certain nombre de petits postes (sous-entendu : militaires). Vérification faite sur le terrain, tous ces prétendus postes militaires sont de petites huileries construites, auxquelles viennent s'ajouter 3 éléments de pressoirs isolés, mais surtout huileries taillées dans le roc, dont le nombre pourrait être encore augmenté par une prospection plus poussée.

    Les huileries construites sont assez régulièrement réparties. Les huileries taillées dans
    le roc se trouvent souvent par groupe de trois ou quatre, peut-être plus en fonction de la
    disposition des masses rocheuses disponibles qu'en vertu d'une intention particulière.
    La multiplication des pressoirs dans la région n'est pas due à une détérioration rapide
    de chaque installation : dans bien des cas, il suffirait aujourd'hui encore de quelques pièces
    de bois et quelques cordes pour remettre ces pressoirs en fonctionnement. La queue d'aronde
    servant à accrocher au rocher le point d'appui du prelum est presque toujours intacte.
    Toutes ces huileries taillées dans le roc n'ont peut-être pas fonctionné simultanément.
    Certaines peuvent être très antérieures, d'autres très postérieures à la période la plus faste
    d'Iomnium et de Rusippisir (fin 11°, début 111° siècle). Leur répartition suggère toutefois
    que bon nombre en sont contemporaines. Leur multiplication suppose une population
    assez dense, difficile à loger entièrement dans les deux enceintes étroites de Tigzirt et de
    Taksebt. Il existe de-ci, de-là, des traces de maisons isolées aux murs de pierre sèche,
    anciennes mais indatables. Par contre un petit village antique entouré d'une enceinte de
    pierres sèches couronne la crête à 830 mètres d'altitude. Ce n'était probablement pas le
    seul.
    De l'absence totale de grands établissements correspondant aux grands domaines,
    il ressort que ceux-ci étaient mis en valeur par un système de petites tenures. La terre
    accaparée par les notables urbains était mise en valeur par de petits paysans, utilisateurs
    de petits pressoirs~”*°. Nous ne saisissons que peu de chose de leur vie quotidienne. A. peine

  • savons-nous qu'ils se réunissaient en nundinae non loin de la mer, le long de la route côtièreal. La provídenlía bonorum, c'est-a-dire celle des notables, se préoccupait parfois de faire paver le fond d'un oued, pour éviter que les troupeaux ne soient emportés en le traversant.
    Après avoir examiné ces deux terroirs, il est nécessaire de les comparer à l'organisation
    complexe révélée par les prospections de P. Leveau autour de Cherchellaa. P. Leveau
    distingue deux catégories de vestiges. Dans la premiére, figurent soit des groupes de 4 à
    5 pressoirs dans un quartier de villa, soit des huileries spécialisées avec 15. à 20 pressoirs.
    La seconde catégorie est constituée, soit de petits bâtiments agricoles comprenant un ou
    deux pressoirs, indépendants de tout habitat paysan, soit des éléments de pressoirs dispersés dans les ruines d'une agglomération de paysans, ou d'une installation en rapport avec une petite ferme isolée.
    On ne trouve pas de grandes fermes sur la côte kabyle. Les petites fermes et les installations spécialisées sont bien présentes mais sur des terroirs distincts. Rien d'étonnant a cela. Le pouvoir d'attraction et d'organisation de petites cités n'avait rien à voir avec celui
    de la capitale provinciale. Aussi, les terroirs d'Azeffoun et de Tigzirt, assez réduisa å, sont-ils organisés de manière plus simple, et d'ailleurs opposée. Cette divergence n'est probablemnt pas le fruit du hasard, et doit être une conséquence de l'histoire des villes qu'ils entourent. En l'absence d'une céramique abondante et datable“, il convient d'être prudent : les cartes de répartition ne montrent que l'abondance globale de vestiges agricoles, qui s'ajoutent, sans qu'on puisse discerner les évolutions, toujours possibles.
    Une fois posée cette réserve,de taille il est vrai, il faut donner une interprétation de
    la divergence notée entre l'organisation des deux terroirs étudiés.
    Dans le cas de Rusazu, déduction augustéenne de vétérans, l'implantation romaine
    semble se borner à occuper la plaine côtière, bien étroite, en refoulant les autochtones
    vers les terres hautes et accidentées. Mais, pour voir la un nouvel exemple de ce schéma classique, il faut admettre que les fermes actuellement visibles ne sont que des reconstructions du me siècle de fermes du Ie siècle dont elles reprendraient l'emplacement La chose est possible mais demanderait à être vérifiée par des sondages. Iomnium et Rusippisir, petites cités libyco-puniques jumelles, n'ont été romanisées qu'au milieu du 11° siècle, par l'arrivée de notables venus de Rusuccuru. ...........

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HUILERIES ET PRESSOIRS DE KABYLIE MARITIME TIFRA TIGZIRT MIZRANA IFLISSEN
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