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TIFRA TIGZIRT SUR MER ( Tansa-Tifra)

Kahina un symbole de liberté et de résistance à la conquête arabo-musulmane.

14 Août 2016 , Rédigé par Malik Tifra

Kahina un symbole de liberté et de résistance à la conquête arabo-musulmane.

La Kahina une reine résistante

Les arabes font leur apparition en Afrique du nord vers l’an 648 la conquête de ce vaste territoire déjà sous la domination byzantine a durée plus d’un demi siècle, c’est sous le chef de la dynastie Omeyade, Mouawiya 1er que la batailles se succèdent. Kouceila, AKSEL en langue Amazigh un prince des Aurès organise en l’an 683 la première résistance Berbère contre l’invasion arabe conduite par Okba Ibn Nafaa, l’armé musulmane a fini par tué Aksel en l’an 688.

Selon El Waqidi auteur arabe c’est la mort de Kouceila qui a poussé la reine Kahina à faire la guerre aux arabes mais, en réalité elle a participée à plusieurs batailles au coté de Kouceila notamment la célèbre bataille de TEHUDA au cours de laquelle fut tué Oqba Ibn Nafaa en l’an 683.

Mais beaucoup d’historiens se posent des interrogations sur cette femme héroïque et mystérieuse du 7eme et du 8 eme siècle surnommée la Kahina qui veut dire en langue arabe la prêtresse ou la devineresse selon les historiens à l'exemple d'Ibn Khaldoun son véritable nom serait DIHYA ou DAMIA fille de Matiya ben Tifan de la tribu des Djerawa qui est largement judaïsée au 7 emesiècle c’est pour cette raison est souvent dit par les historiens que la religion de Dyhia était le judaïsme. D’autres disent que la religion de la Kahina était chrétienne, de toutes façon qu’elle soit juive ou chrétienne voir même païenne on ne peu tranché ni pour l’une ni pour l’autre en l’absence de documents précis.

En Bérbérie les femmes ont toujours jouées un rôle de premier plan au moins jusqu’à l’époque Almohade il faudrait citer l’épouse de Youcef ibn Tachfin et la sœur d’Ibn Toumert mais la grandeur de la Kahina personne ne peu l’égalée, car elle s’est nourrie de liberté et de patriotisme elle unifie les forces Berbères et furent écrasés l’armée arabe sur les bords de la (Meskiana Ain Beida et Tébessa) l’affrontement a eut lieu sur le oued NINI en souvenir de défaite les arabes surnommèrent le oued de ‘’la rivière des malheurs’’ et la repoussa en tripolitaine.

En 698 le générale arabe Hassan ben Nouaman revient avec des renforts et s’emparât de Carthage c’est le fils adoptif prisonnier arabe Khalid ibn el Yazid qui va la trahir par la suite en avertissant Hassan des ses positions dans un message envoyé dissimulé dans du pain.

Avant la défaite de la Kahina, la dernière bataille fut déroulée dans la région de Tarfa à 50 km de TOBNA aux pieds des Aurès une ancienne ville située à l'ouest de Barika aux environs de Batna, cette capitale fut la plus grande ville de la route ancienne de Kairouan à Sijilmassa . la Kahina fut tuée en l’an 701 devant un puits qui porte son nom : Bir el Kahina, puits de la Kahina, Hassan Ben Nouaman finit par vaincre les Imazighen, lors de cette dernière bataille et capture Dihya, qu'il fait décapiter, puis sa tête fut envoyé comme trophée de guerre au calife arabeAbd al-Malik en Syrie.

Aujourd’hui dans la région des Aurès, les Chaouis l'appellent Yemma El Kahina (maman Kahina) et plusieurs chansons lui sont dédiées, Le groupe le plus connu portait son nom dans les Aurès. Dans la littérature algérienne contemporaine, Kahina est évoquée dans les œuvres de Kateb Yacine ainsi que beaucoup d'autres écrivains.

La reine Dihya fait partie intégrante du patrimoine culturel, historique, voire mythique Amazigh. Elle est un symbole de liberté et de la résistance à la conquête arabo-musulmane

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