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TIFRA TIGZIRT SUR MER ( Tansa-Tifra)

Patrimoine historique -Tifra

23 Octobre 2015 , Rédigé par Malik Tifra

Patrimoine historique -Tifra

Patrimoine historique

-Tifra

Plateau situé au nord du village, distant d’un km, on trouve quelques rochers de grès et limons rouges. Industries, riches et variées de type: levalloisien, moustérien, atérien, ibéromaurusien et néolithique.
Site d’Ifran : situé à 3 Km environs au nord-ouest du village et dominant iɣzer n Sahel on trouve trois abris sous roche avec inscriptions libyques (libyque occidental) et trois pressoirs (romains) à huile creusés à même le roc. Sur la crête de Tiẓibwbwa, à quelques encablures de Taneqqact Aaza, il y avait encore dans les années 1960 une pierre taillée en forme de récipient que les artisans de l’époque ont abandonnée sur place, appelé Tabaqit n Tzib°b°a (ou Taveqsit, mot tirant son origine de « iviqes », micocoulier, parce que taillée dans une bille de cet arbre). Une grotte servait encore de remise à fourrage il y a 70 ans et d’abri pour bergers (Quand vous êtes assis sur les rochers d’ifran ou d’idghaghen iverkanen, pensez que vous avez devant vous une nature façonnée il a quelques 20 millions d’années.)
Les inscriptions sont victimes d’altérations naturelles, anthropiques (le feu a généré des micro-desquamations entraînant la dégradation des caractères libyques) et humaines. Il est à craindre que l’afflux de nombreux curieux mette le site en danger.
En face, sur l’autre rive, apparaissent des rochers de grès numidien et des limons rouges. Outils de faciès ibéromaurusien.
Parmi les anciens iɛessasen (avant l’arrivée de l’islam) vénérés à Tifra, figure ‘’Tazebbujt’’ (vénérable olivier sauvage multi centenaire) qui se trouvait en contrebas de Lǧameɛ n Tifra (Sidi Sɛid n Hend Leḥmaysi) sur le flanc droit. Il était craint à telle enseigne que la mariée ‘’emmitouflée’’ dans son burnous et portée par un cheval empruntait le chemin Tivhirin pour gagner le domicile de sa nouvelle famille. Toute personne hardie qui osait tailler une branche pour en faire un objet utile, s’attirerait par cet acte la malédiction du lieu. Un bulldozer, qui n’avait pas d’état d’âme, a fait table rase du passé… Quant aux autres iɛessasen (le ‘’menhir’’ d’Avrah, sur le chemin d’awin uxerdus, Taxerruvt n Tesgenfut, pour ne citer que Tansa), ils sont relégués aux oubliettes de l’histoire et remplacés par des saints islamiques ou islamisés qui n’ont pourtant pas davantage de baraka (il serait judicieux d’en faire une liste pour que les générations futures ne les oublient pas, car ils font partie de notre patrimoine spirituel). Chaque villageois qui disparait, emporte avec lui un petit pan de l’histoire de Tifra nulle part consigné.

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