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TIFRA TIGZIRT SUR MER ( Tansa-Tifra)

OPÉRATION ‘’OISEAU BLEU’’

11 Décembre 2016 , Rédigé par Malik ouhaddad

L’OPÉRATION ‘’OISEAU BLEU’’

La Kabylie maritime regroupe un ensemble de tribus parmi les plus connues, At djennad, At waguenoun, Izarazen, Izerkhfaouen et les iflissen

Actuellement,la commune d’Iflissen est située à 50 Km au nord de Tizi-Ouzou soit 150 Km à l'est d'Alger. Elle occupe une position au milieu du versant nord de la chaîne côtière l'espace précis où sa plus haute ligne de crêtes (entre 750 et 941 m) se rapproche au plus près de la côte, à une distance d'à peine 5 à 6 km à vol d'oiseau.

Le paysage a un aspect tourmenté, qualifié de «lunaire» par les géologues (Muraour 1956).Cette montagne au bord de la mer, souvent boisée et broussailleuse, d'accès difficile, est peu accueillante, sauvage.

Les iflissen ont constitués une confédération et reconnaissent parmi eux quatre groupement tribaux  At Zrara, At Ahmed, At Zouaou et Tifra leurs terrains est broussailleux, (tamurt tigellilt) on ne peu pas cultiver les céréales.

La réputation des iflissen vient surtout de l’ancienne activité de leur partie At Zouaou ont recelé un arsenal d’arme blanches de plus d’une centaine de forges, des sabres du nom de FLISSA vendu a travers le Maghreb.

Le premier novembre 1954 la guerre contre le colonialisme fut déclenchée, à Tigzirt et Azazga des attaques contre la gendarmerie ont eu bien lieu, la France fut face à une situation incontrôlable dans les Aurès et en Kabylie.

 

Pendant la guerre de libération nationale,en 1956 « oiseau bleu » fut le nom, de code d’une opération lancée, en Kabylie par les services secrets Francais. Elle a été constitué dans le but de créer un contre maquis clandestin pour discréditer le FLN or c’est a l’avantage de ce dernier qu’a tourné l’affaire, puisque les hommes recrutés étaient des agents sûrs de Krim Belkacem.

 

C'est en Indochine que les Français avaient eu pour la première fois l'idée d'utiliser à leur profit les rivalités séculaires entre les différents groupes ethniques et plus précisément celle opposant les minorités et les sectes aux annamites parmi lesquels se recrutaient les principaux membres du Viêt-minh. Au printemps 1956, ce procédé est repris en Algérie, notamment en Kabylie, zone berbérophone donc pourrait être hostile aux arabophones.

Un inspecteur de la D.S.T.,d'origine Kabyle, Ousmeur, se trouva à cette époque, en position de rendre service à un autre kabyle de ses connaissances, dans une «affaire de mœurs»m'a-t-on dit. Cet homme, Tahar  Achiche, personnage difficile à cerner et controversé, offrait l'avantage d'être débiteur de l'inspecteur qui le cautionnait, et de disposer de relations dans la région d'Azagza, dans les milieux supposés susceptibles de ralliement à la France, voire même de s'opposer au jeune F.L.N. Le but avoué était la constitution d'un maquis rival du F.L.N. susceptible de déconsidérer celui-ci dans la région et de susciter des ralliements. Il semble que l'affaire, bien enclenchée par la D.S.T., soit ensuite passée sous le contrôle des services spéciaux de l'armée. Les recrutements vont bon train dans le courant de 1956, en même temps que les livraisons d'armes, de munitions, de fonds. L'opération paraît être un succès.

L'inspecteur de la DST (Direction de la Sûreté du territoire) Ousmeur, entre en contact avec Tahar Achiche, un de ses « obligés » d'Azazga. Ce dernier accepte facilement l'idée d'aider à la constitution d'un maquis anti-FLN dans cette région où les partisans du MNA sont nombreux. Il s'ouvre de ces propositions à Ahmed Ouzaid aubergiste-épicier, bien introduit auprès de la population.Apparemment intéressé, ce dernier se garde bien de révéler qu'il occupe des fonctions dans la structure FLN, se contentant de demander un bref délai de réflexion. En fait, il rend compte à son ami, le garagiste Mohamed Yazouren,ami de Saïd Mohammedi, lequel encouragea Krim Belkacem réticent au début. Ils lui confièrent l'organisation et la responsabilité de la manœuvre. Sur le terrain, en particulier à Iflissen, Omar Toumi se chargera du recrutement, et Mehlal Said est chargé du recrutement au niveau de la région d'Azazga

Toumi a toute la confiance du capitaine Maublanc qui commande la Compagnie du15e BCA, responsable du secteur d’iflissen. L'accord de Zaïdet obtenu, Achiche réclame les armes et les fonds promis. Alger s'exécute aussitôt, la camionnette qui livre le journal l'Écho d'Alger apporte les premières armes (des mousquetons,des Garand, des Sten, des fusils de chasse), les munitions correspondantes et 2 millions de francs. Ainsi, 200 armes de guerre sont livrées en janvier 1956, 80 en février-mars. Les fonds attribués par le Gouverneur général, s'élèvent à 9 millions par mois.

C'est une période de grande tranquillité pour toute cette région de la Kabylie maritime et de la haute Kabylie. L'armée française laisse les mains libres à cette nouvelle «organisation»clandestine et en protège les membres. De temps à autre les cadavres de«saboteurs» qui attestent de la loyauté des nouvelles recrues sont livrés à l'autorité française. Chacun des engagements de cette «force K» est suivie d'une nouvelle distribution de caisses de munitions et d'argent.

Une dernière «cérémonie de ralliement» aurait eu lieu pendant l'été 1956(le 16 septembre, m'a affirmé un témoin), en présence du général Olié, du capitaine Montblanc commandant le secteur des Iflissen, et, d'après le témoignage d'un militaire français, de l'ethnologue Jean Servier.

Après un méchoui, des armes sont solennellement remises aux «responsables de secteur» de cette milice que l'on ceint alors, symbole évident de leur ralliement, d'une écharpe tricolore (selon des témoignages locaux). Le théâtre choisi pour cette manifestation aurait été Agouni Gouɣrane, là où la route moderne de Tizi Ouzou à Dellys par Makouda et Tigzirt franchit la ligne de crêtes de la chaîne côtière, sur le territoire des Ait Ouaguennoun, les voisins immédiats des Iflissen.

A cette date 850 armes, mousquetons surtout mais aussi fusils Garant et pistolets mitrailleurs, une grande quantité de munitions, des jumelles et 84 millions de francs avaient été distribués et l'on aurait songé à doter cette force de mortiers.

Mais qui étaient ces soi-disant «ralliés»? Parmi eux, (mais oui bien sûr!)de nombreux Iflissen : ils furent 113 à être embauchés dans cette aventure dont30 de Taourirt n'At Zouaou et Iɣil Boussouil et 39 pour le seul village d'Iguer n'Salem 12 de Taksebt.

Le capitaine de parachutistes Hentic ancien de la guerre l'Indochine, et l'ethnologue J.Servier auraient émis les premiers soupçons quant à la «loyauté»des recrues d'« Oiseau bleu». Soupçons qui auraient été fondés, pour J. Servie,sur le fait que «les hommes des commandos « K » ne sont pas du tout originaires des douars qui, d'après eux, les ont vu naître» d’après l’historien Yves Courrière.

Arrivant à Alger en juin, l'ethnologue Jean Servier est mis au courant par le capitaine Benedetti du SRO. Deux amis kabyles lui signalent le noyautage du faux maquis par un commissaire politique nommé Babou Lounès. De leur côté, Hentic et Camous émettent de fortes réserves et suspendent le paiement des soldes. Servier met en garde les généraux Olié et Gouraud à Tizi Ouzou, et les autorités civiles et militaires d'Alger le 12 août et le 6 septembre. Mais on ne le croit pas. le Général Maurice FAIVRE écrivait dans ses recherches sur l’opération oiseau bleu «Il y a quelque chose à faire sur le plan du berbérisme», aurait dit le Gouverneur Soustelle dans le courant de 1955. Henry Paul Eydoux, conseiller technique au cabinet du gouverneur, a alors l'idée de créer un "maquis kabyle" qui serait opposé au FLN. Il charge Gaston Pontal, Directeur de la DST, de monter l'affaire, qui est habilement manipulée par l'inspecteur Ousmer, proche des moudjahidines à Alger il fut condamné pour trahison en juillet 1957 et révoqué. Le 1er octobre, la 2ème compagnie du 15ème BCA,stationnée dans les Iflissen, et dont le capitaine entretient des relations de confiance avec Omar Toumi avec qui aurait fait le service militaire durant la seconde guerre mondiale, est attirée dans une embuscade (2 tués, 6 blessés). On constate alors que 200 faux maquisards au moins ont rejoint l’organisation du FLN. L'oiseau bleu s'est envolé,s'écrie le capitaine Hentic.

Une réaction immédiate s'imposait, du 9 au 12 octobre 1956, l’armée française a montée L'opération Djenad « Agouni Ouzidhoudh » mettant en œuvre de très gros moyens, près de 10 000 hommes parla 27ème DIA et le 3ème RPC de Bigeard dans la forêt d'Adrar, l’opération s’est soldée par la mort de 130 moudjahidines et plus de 20 blesses 31 armes de guerre et 102 fusils de chasse récupérés. Un sergent de l'armée française laissera la vie, c’est une batailleles plus meurtrières nous racontait un moudjahid.

Le dénouement de l'affaire K constitue un grave échec pour les services de renseignement et pour l'armée française, moins grave sur le plan militaire, que sur le plan psychologique. Devant la tournure de situation, Krim Belkacem intervient rapidement. C’est la fin de la force K. Il donna ordre aux hommes de rejoindre les rangs de l’ALN dans le maquis de la forêt de Tamgout. Avant de quitter les lieux Agouni zidhoudh et ses hommes révèlent la supercherie à Achiche Tahar, qui sera manu-militari exécuté au nom de la révolution. Achiche reçoit trois balles de P.A. Deux années plus tard, le colonel Amirouche fut piégé par les services spéciaux français sesont vengés en montant dans le maquis kabyle la fameuse « Bleuîtes », une opération d'intoxication à grande échelle qui provoqua une compagne de purges dévastatrices au sein des combattants de l'ALN.

Dix ans plus tard, Madame Lacoste Dujardin rapporte le souvenir douloureux qu'en a conservé la population des Iflissen dans son ouvrage l’oiseau bleu. De ce qu’ont peu tiré comme sagesse c’est que l’homme ne peut réaliser tous ce qu’il espère… les vents peuvent souffler à l’inverse de ce que souhaitent les bateaux.

(in la cité du samedi 14 décembre 2013 N°197 par Malik Ouhaddad

 

OPÉRATION ‘’OISEAU BLEU’’ : règlement de compte Iflisen-Tifra
(Deuxième partie)

« Il est infiniment pénible d’avoir à combattre, par exigence d’esprit, ce que la plupart ne combattent que par indigence du cœur. »
Jean Rostand, Carnet d’un biologiste.

INTRODUCTION

‘’OK’’ est l’abréviation de ‘’Opération K’’, ‘’K’’ comme Kabyle ou ‘’Oiseau Bleu’’ (avril 1955-1er octobre1956). ‘’Iflisen’’, anciennement, était une tribu de la Kabylie maritime, précisément appelée ‘‘Iflisen n Levhar’’ (Iflisen de la Mer) pour la distinguer de celle des ‘‘Iflisen Mellil’’ (1). Yves Lacoste, agrégé en géographie, né au Maroc, venu travailler en Algérie avec sa femme Camille Dujardin, ethnologue, commet une erreur incompréhensible (suivant en cela les auteurs du XIXe siècle) tant le savoir relatif à la culture et à l’histoire des Imazighen, qu’ils ont cumulé, est encyclopédique. Cette confusion est reprise par nombre d’auteurs et les Iflisen Mellil se retrouvent, malgré eux, affublés d’un qualificatif oriental. Les Iflisen que l’on identifie aux Issaflenses ont fait partie de la Confédération des Cinq tribus, les célèbres Quinquegentiani qui donnèrent bien du mal aux Romains.

Dans la chaîne côtière, on trouve plus à l’est la confédération des Izeghfawen, et plus à l’ouest les Iflisen Levhar, objet de cette contribution, et les Ayt Wagennun de part et d’autre de la route nationale 71 (Dellys-la Crête-Aghribs) plongeant vers la mer par Mizrana. La grande tribu des Ayt Jennad, à l’est, ferme la marche des Iflisen n Levhar. Situé sur la bordure sud de la chaîne côtière, le territoire des Ayt Jennad s’allonge nord-est, sud-ouest depuis les lourds sommets boisés de Tamgut (le sommet appelé Tamgut se dressant en face d’Azru n Tthur, c’est Lalla Xlija, le plus haut sommet du Djurdjura. Un autre domine Azeffun et porte aussi le nom de Tamgut) jusqu’aux rives du fleuve Sabaw. Les Ayt Jennad, impliqués dans l’ ‘’Opération K’’, sont une « tribu les plus guerrières et les plus industrieuses de la Kabylie »  (E. Carette, Études sur la Kabylie proprement dite, Paris, 1848),  notamment lors de l’occupation ottomane de la Kabylie. Ils « rivalisaient d’ardeur pour lutter contre les Amrawa et l’expansion dans la plaine et peuvent engager 2500 fusils »  (E. Carette, Études sur la Kabylie proprement dite, Paris, 1848).

LES MAQUIS KABYLES

Jusqu’au printemps 1955, la rébellion algérienne ne dépassera pas quelque 500 à 600 armes, vestiges des combats de la Seconde Guerre mondiale, alors que les « Ayt Jennad [pouvaient] engager 2500 fusils» au XIXe siècle contre l’armée française.

Krim Belkacem, le chef des signataires des accords d’Évian en 1962, le «Le Lion des djebels » (Amar Hamdani, Balland, Paris, 1973), instruit déjà par sept ans de maquis et gorgé de ruses de Sioux selon ceux qui l’ont côtoyé dans les montagnes de Kabylie, « Krim », comme on l’appelait familièrement, était aussi l’un des chefs historiques de la rébellion, celui qui, avec une poignée d’hommes, avait allumé le flambeau de la révolte en 1954. Au déclenchement de la révolution, la Kabylie possédait plus de moyens que l’Algérois : quelques centaines d’hommes, et assez d’armes pour engager les opérations programmées dans la nuit du 1er novembre. Elle est dirigée par Krim Belkacem, condamné à mort à deux reprises, au maquis depuis 1947. C’est le plus ancien maquisard. C’était un homme qui n’a jamais aimé qu’on lui jouât des entourloupettes. L’expérience du maquis lui recommandait toujours d’élaborer d’abord la retraite avant toute attaque. Il n’hésitait pas à se grimer pour échapper aux éventuels attentas. L’OAS avait juré qu’il ne rentrerait pas vivant au pays après les accords d’Évian. Aussi rusé et expérimenté fut-il, il a été marginalisé par le « Groupe de Tlemcen » en juillet 1962, et surtout il est tombé dans le piège de la Sécurité Militaire du nouveau régime de la ‘’Régence d’Alger’’. Il a été étranglé avec sa propre cravate à Francfort en 1970. Il était aussi mis ‘’hors-jeu’’ lors de la rébellion du FFS (1963-65): il ne pouvait y avoir de place pour deux crocodiles mâles dans le même marigot politique…

UNE QUERELLE D’ETHNOLOGUES ?

Durant l’automne 1955, les maquisards, avec à leur tête, le célèbre Krim Belkacem, disions-nous, contrôlent la Kabylie orientale. Les autorités civiles et militaires françaises mettent alors sur pied, dans le plus grand secret, l’’’Opération K’’ pour empêcher la Haute Kabylie de suivre à son tour le mouvement révolutionnaire. C’est là, l’un des plus mystérieux épisodes de la guerre d’Algérie, un « grandiose coup fourré » selon l’expression même d’un officier français qui a participé à cette étonnante opération.

Les quelques auteurs qui se sont penchés sur l’’’Opération K’’ n’ont pas réellement mis au jour tous les tenants et les aboutissants de l’affaire, notamment en ce qui concerne la rétorsion à l’encontre de Tifra des Iflisen Levhar, considérée comme insignifiante ou simplement ignorée. Les hommes de Tifra sont sacrifiés sur l’autel de la vengeance et le prestige de la Révolution. « La révolution ne commet pas d’injustices, elle fait des erreurs », « Oui, on peut massacrer le tiers des révolutionnaires pour sauver les deux autres » disait Amirouche, cité par le Nouvel Observateur N° 2469, mars 2012.

Yves Courrière, journaliste, écrivain et biographe, en évoquant cette affaire, commet une erreur monumentale en parlant de l’assassinat du bachagha de Tigzirt lié à l’’’Opération K’’. Le récit qu’il en a fait dans ‘’Le Temps des léopards’’ est davantage un roman de guerre – qui se lit par ailleurs d’une seule traite- qu’un exposé historique.

Quant à Camille Lacoste-Dujardin (CLD), qui lui a consacré un livre (Opération Oiseau bleu, des Kabyles, des ethnologues et la guerre d’Algérie, éditions La Découverte, 1997, Paris), elle n’a pas produit une enquête assez fouillée et dépourvue de partialité, notamment en ce qui concerne les militants FLN du village de Tifra dont l’antagonisme avec le reste de la tribu des Iflisen est toujours latent. Leur rivalité, savamment entretenue, fait leur force. Jacques Frémeaux, natif d’Alger, professeur des universités en histoire contemporaine, spécialiste de l’histoire coloniale, intellectuellement neutre, fait du livre de CLD un compte rendu critique.
La quatrième page de couverture du livre présente ce dernier comme élucidant un drame « encore largement ignoré des historiens », et comme renouvelant l’ethnologie par l’histoire. CLD procède, dans ce livre, à une étude d’une communauté culturelle, celle des Iflisen Levhar. Elle montre comment ce groupe, marqué par une très forte identité, fondée sur un ensemble de coutumes, de traditions et d’activités économiques (fabrication notamment du sabre des Iflisen), et par une histoire commune, a su se transformer en fonction des défis lancés par la domination coloniale pour survivre et rester, du moins chez lui, maître de son destin.
La seconde et la plus copieuse est l’étude de cette même région pendant la guerre d’Algérie, et, en particulier de l’affaire dite « Oiseau bleu », qui consista en une tentative des autorités françaises pour former, à l’aide de combattants locaux, un maquis anti-FLN. Cette opération se solda par un lamentable échec, qui fournit des armes à la « rébellion », puisque les prétendus ralliés passèrent au FLN, non sans avoir tué des soldats français à Iger n Salem dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 1956. L’auteur, d’après des enquêtes qu’elle a effectuées sur le terrain depuis 1969, rend compte de la mémoire de la guerre déjà constituée chez les habitants, et singulièrement chez les femmes des Iflisen. Tableau qui montre l’ampleur du traumatisme provoqué par sept ans de combats, avec leur cortège d’horreurs. On observe cependant que très peu de pages sont consacrées à l’opération « Oiseau bleu » proprement dite, et que très peu de documents sont produits par l’auteur sur ce point précis. On a plutôt une étude d’ensemble sur la guerre d’Algérie dans cette partie de la Kabylie, qui laisse beaucoup à apprendre sur l’organisation et les formes de guerre menées par le FLN, en dépit du nombre de témoins interrogés. L’auteur ne semble pas, du reste, avoir interrogé des militaires français, et accorde, selon nous, une trop grande confiance aux JMO (journaux de marche et opérations), dont la technicité rend le maniement difficile. Elle n’a pas fait non plus la démarche d’interroger des Tifréens (civils ou maquisards).
Le troisième niveau est celui d’un procès fait à l’ethnologue Jean Servier, spécialiste, comme CLD, de la Kabylie, et objet d’un double reproche : d’abord d’avoir inspiré l’opération ; et ensuite d’avoir, ce faisant, pratiqué la mauvaise ethnologie. En effet, si nous comprenons bien la pensée de l’auteur, un bon ethnologue aurait su discerner, sous le caractère immuable d’une identité kabyle, les aspirations inéluctables à l’indépendance, et aurait su inspirer une politique en ce sens, au lieu d’essayer par tous les moyens d’entraver le processus. C’est donc ici la conception d’une anthropologie essentialiste, représentée par J. Servier, qui est dénoncée, au profit de l’anthropologie déconstructive mise à l’honneur par les anthropologues de l’École des Hautes Études (une ‘’fabrique’’ de la bien-pensance qui trouve des circonstances atténuantes jusqu’aux terroristes islamistes). Débat scientifique, mais également politique, au sens noble du terme, et dont nous n’aurons garde de sous-estimer le grand intérêt.
Le problème posé ici est que les preuves de la participation de J. Servier à l’opération Oiseau bleu ne sont pas déterminantes. Elles se réduisent à son intérêt démontré pour la pièce de Maurice Maeterlinck qui aurait donné son nom à l’opération (2). Cette preuve est loin d’être suffisante, tant est grand le nombre de ceux qui ont partagé cet attrait. Les instigateurs de l’opération, au demeurant, n’ont-ils pas plutôt fait référence à l’« Oiseau bleu » évoqué dans une chanson, L’homme et l’enfant, dont l’interprétation par le chanteur Eddie Constantine, infiniment plus populaire que la pièce du belge Maeterlinck, remonte à la même 1956 ? On peut se le demander. Surtout, Jean Servier (qui connaissait Tifra comme sa ‘’poche’’) s’est défendu de toute responsabilité quant à cette affaire dans un ouvrage qui, on peut le regretter, est le seul de ce chercheur que ne cite pas CLD dans sa bibliographie (Adieu, Djebels, France-Empire, 1958). Selon Servier, les structures sociales traditionnelles des Iflisen ne permettaient pas de faire confiance aux soi-disant « partisans » de la France, comme il ne s’est pas fait faute de le dire, écrit-il, aux responsables de l’opération : « Vous allez à une catastrophe avec vos prétendus partisans ». Quoi qu’on puisse par ailleurs penser de l’œuvre de Jean Servier, avoir omis ce témoignage affaiblit beaucoup la portée de la démonstration. On aurait préférer que CLD démontrât en quoi la conviction exprimée par lui, que le sof d’en bas était hostile à la France, tandis que celui d’en haut pratiquait un « attentisme nuancé » est fautive. 
En fait, l’idée même que, pour paraphraser Platon, la cité idéale pourrait être celle où les rois seront conseillés par de (bons) ethnologues, mériterait réflexion. Anthropologie et histoire aident sans aucun doute à mieux comprendre les hommes, mais pas forcément à les gouverner, surtout lorsqu’une décision n’engage pas seulement un peuple autre, mais le sien (le peuple français).

ET POURTANT…

Depuis la nuit des temps, les Iflisen savaient être courageux dans l’adversité et faire cause commune. Ils sont qualifiés de « population des plus turbulentes », et « population […] très unie et ne forme pour ainsi dire qu’une seule grande famille.» En octobre 1844, le colonel Forey qui allait les affronter à Ttlata, informe sa hiérarchie qu’’’ils refusent de se soumettre […], et disant avec jactance qu’ils n’avaient jamais été tributaires d’aucune nation, pas même des Turcs. » Quelle belle reconnaissance ! Indépendance, turbulence et solidarité sont les qualités que leur ont accordées des observateurs français lors de la conquête de la Kabylie. Quant aux Kabyles de la vallée du Sébaou, ils leur font une farouche réputation. « À présent, Dieu te préserve d’un Awagennun ou d’un Iflis ; il n’y a pas plus rusé qu’eux, courageux et habiles, ils l’emportent dans tous les conflits qui les opposent aux autres» (Boulifa) ; ou « win yeççan tayazit n Yiflis, ad yeghrem tinn-is ». Ou encore « Si ce n’était la crainte de gaspiller une balle, je t’aurais déjà tiré dessus », avaient coutume de dire les Iflisen.

Ancienne alliée des Ayt Zwaw, Tifra semble prendre une orientation sensiblement différente à partir de la fin du XIX° ou début du XX° siècle. Les Ayt Zwaw font aux Tifréens une réputation de « bourgeois » et « dociles», allant jusqu’à les considérer comme « des Ayt Wagennun. » « Tifra wehd-s » (les gens de Tifra sont à part, vont seuls) disaient-ils. Ils accusent sourdement les Tifréens de fournir des ‘’notables’’ à l’administration coloniale. Tifra leur rétorque par des termes peu flatteurs : « rusés », « malins », déloyaux », « fourbes », « pas commodes » … On se « détestait amicalement.»
La proximité de Tifra avec le nouveau village de Tigzirt (créé vers 1888-89), la construction de la route Tigzirt-Tifra et l’installation de l’école – bien que le village des ‘’accusateurs’’ en soit pourvu - dans le village sont considérées comme des privilèges accordés par l’administration coloniale. Ils ont fini par exacerber les Ayt Zwaw. Le bachagha Aït Ali ne ménagea pas ses efforts pour semer la zizanie dans ce « couple» uni par les traditions ancestrales et les vicissitudes de l’histoire, pour le meilleur et pour le pire. Les hommes de l’Est attendaient une opportunité pour prendre leur revanche sur ceux de l’Ouest. Règlement de comptes à ‘’OK Corral’’ des Iflisen Levhar en vue…

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OPÉRATION ‘’OISEAU BLEU’’ : règlement de compte Iflisen-Tifra  (Suite et fin)

« La pire lâcheté : se servir, contre ce qu’on aime, de ce que qu’on n’aime pas.»
Jean Rostand, Carnet d’un biologiste

COMMENT TENIR LA POPULATION EN RESPECT

Nous ne reviendrons pas sur la genèse de l’’’Opération K’’ (voir article publié précédemment sur cette même page facebook) qui a germé dans les cerveaux des hommes politiques français dès avril 1955. Il convient de consulter les nombreux articles et documentaires qui lui sont consacrés, notamment le livre de Camille Lacoste-Dujardin et la revue ROMM 41-42, 1986 (Dans la Revu ROMM, CLD situe le 15° BCA et son commandant Montblanc (transcription de Maublanc), à Ag°ni G°eghran et dans le livre, à Ag°ni Musi). C’est précisément en lisant le livre de Camille Lacoste-Dujardin que l’on est saisi par le doute : le facsimilé de la ‘’liste des patriotes armés’’ (rendu public par le FLN) reproduit en annexe 1, pages 283 à 286, ne mentionne nullement Tifra. Nous y trouvons vingt-trois villages (dans la zone délimitée par Tigzirt-Azeffun-Azazga- Aït Zmenzer-Tizi Ouzou-Makouda) : Timizar, Aït Gouarit, Tala Tgana, Adrar, Timerzouga, Makouda, Yaskrene, Taksebt, Iguer Salem…, mais point de Tifra. Or, nous savons de façon absolue que des Tifréens ont participé à l’’’Opération K’’. Si les acteurs ne sont plus de ce monde, il existe encore des témoins oculaires vivants dont votre humble serviteur.

La Kabylie, fidèle à sa tradition de région insoumise, est de nouveau un bastion de la lutte armée. La France y installe ses Chasseurs alpins dès septembre 1955. Tifra « accueille » les premiers militaires du XV° BCA, 5ième Compagnie, le 16 juin 1956 et prennent leur quartier dans les locaux de l’école de filles. Pour asseoir leurs autorités, les colonisateurs (des Romains aux Ottomans en passant par les Arabes) misent beaucoup sur la « collaboration » des autochtones sans lesquels, point de colonisation.

Pour s’allier le pouvoir traditionnel et asseoir son propre pouvoir, l’administration française décida, dans un premier temps, de faire du respect des « coutumes indigènes » le pivot de sa politique de domination. Le pouvoir colonial chercha ainsi à « fixer » le droit supposé précolonial, dit « coutumier » (Le droit coutumier n’est soumis ni au droit musulman, ni au droit moderne du colonisateur), pour mieux pouvoir l’utiliser. Cette architecture juridique devait à la fois maintenir la domination coloniale sur les « sujets », respecter les coutumes locales et permettre l’émancipation de l’individu selon l’idéal universaliste révolutionnaire. L’oppression de la majorité autochtone par une minorité étrangère constituant une situation intenable, les colonisateurs inventèrent une série de discours de légitimation de l’entreprise coloniale : la «mission civilisatrice» (que l’Homo Orientalis nos assène toujours). Les populations autochtones opposèrent alors une forte résistance. Parallèlement, une partie des populations locales - élites traditionnelles ou classes sociales - instrumentalisa la domination étrangère pour asseoir et renforcer leurs propres positions et servir ainsi de socle au pouvoir colonial, ce qui est le but recherché. Une idéologie différentialiste et raciste qui subordonne naturellement l’«indigène» au colonisateur, fut mise en place. Des politiques de division et de séparation permirent également de maintenir le pouvoir d’une infime minorité allochtone. Les populations autochtones se trouvèrent enfermées dans une dialectique de ‘’collaboration’’ ou de résistance (culturellement, militairement). Ces élites furent souvent choisies par le colonisateur. Cela participe de la stratégie de « diviser » pour régner. Ainsi, le colonisateur fut-il amené à favoriser certains groupes sociaux, ethniques, voire religieux. Ces « collaborateurs » acceptèrent leur mission avec empressement, pourvu que leurs privilèges ne fussent pas rognés, sinon les consolider. Dans cette optique, après le 1er novembre 1954, la France procéda au recrutement de harkis, des groupes d’autodéfense utilisés localement pour défendre le village. Ainsi débuta à Tifra, à l’instar des autres régions du pays, le recrutement des ‘’gardiens’’ du village, et l’on peut affirmer aujourd’hui, sans partisianisme, que le treillis était trop ‘’large’’ pour la plupart d’entre eux et le portaient sans conviction. En 1963, le pouvoir fit de même et lançait aux ‘’trousses’’ des maquisards du FFS, d’autres anciens maquisards et des miliciens recrutés pour la circonstance. Et Tifra a donné sa ‘’quote-part’’ de miliciens. Les Iflisen aussi ! C’est qu’il fallait manger… Mais, certains, à l’instar des harkis, avaient mis du zèle dans leur « conviction forcée ». Ce sont ces ‘’harkis’’ de 1956, que la France a voulu soudoyer, qui ont pris les armes contre leurs frères du maquis… avec l’accord de ces derniers, cela va de soi. Les ‘’harkis-militants’’ de Tifra se sont engagés –ou plutôt on les a engagés- dans une opération dont ils n’avaient pas la maîtrise. C’est ainsi que des Tifréens au rang desquels Medjeber, Ali Muhend, Ali Oumechi, Taghzouit Muhend  Akli, Si Ccrif n Yiherfac… sont impliqués dans l’affaire appelée communément ‘’Oiseau bleu’’.

LE PIÈGE SE REFERME

Il n’est jamais pertinent de réagir par l’émotion ou dans la précipitation. Or, le recul de 60 ans, ce nous semble, permet de situer les évènements dans leur contexte, sinon de les remettre à l’endroit, en toute objectivité et de tirer une conclusion quant à l’ostracisme, sans doute dicté par l’atavisme néfaste des temps anciens, qui a frappé Tifra. Notre démarcher est de porter à la connaissance du public cet épisode regrettable de l’histoire récente, non de désigner à la vindicte un supposé adversaire ou ennemi. Nul n’a intérêt à ce qu’une batée de la dernière guerre soit livrée aux appétits des trous noirs cosmiques de l’oubli, soit-il politiquement incorrecte. On ne peut clamer : ‘’couvrez-moi ce pan de l’histoire que je ne saurais connaître’’, auquel cas, nous serions des tartuffes, ou selon l’expression du dramaturge kabyle, Muhya, des ‘’Si Partuf’’. On est fort que dans ses vérités !

L’’’AffaireK’’, comme toutes les opérations secrètes et complexes garde toujours ses zones d’ombre. La disparition des acteurs et le mutisme des survivants, notamment du responsable du premier plan, le colonel Yazouren, au lendemain de la guerre puis de l’assassinat de Krim Belkacem, ne font qu’épaissir le voile du mystère. Localement, les Tifréens qui ont pris part à l’opération, désignés comme victimes expiatoires à leur insu, manquaient probablement de perspicacité et de culture politique ou étaient simplement crédules. Ils ont été renvoyés à leur foyer, après l’embuscade, à l’aide d’arguments peu convaincants, voire ‘’bidon’’. Taghzouit Muh B°b°akli a raconté à sa sœur, nanna Mmelxir, dans le détail, la nuit ‘’rouge’’ d’Iger n Salem (3). Il lui a affirmé avoir reçu l’ordre de renter chez lui sans autre forme d’explication. « Rentrez chez vous, nous n’avons pas assez d’armes pour vous équiper » leur dirent-ils, selon le témoignage de Si Ccrif. Cette affirmation n’est pas exempte de contradictions (4). Il appartient au lecteur d’en juger. Parfois, les gens sincères et désintéressés ‘’gobent’’ les mensonges avec une facilité déconcertante. Quelques jours après que l’’’Oiseau bleu’’ se fut envolé (5), les militants tifréens ont été arrêtés. Dda Muh B°b°akli et Si Ccrif ont été ‘’embastillés’’ à Tawrirt Idelsan, un poste de surveillance militaire qui domine Tansa, Tagemmunt et Tamdect. Enchaînés, ils sont soumis aux corvées quotidiennes. Ils venaient, accompagnés de deux militaires, à Tala n Tansa pour remplir la citerne d’eau accrochée à l’arrière d’un GMC, déclenchant l’hystérie de la famille de dda Muh B°b°akli dont la demeure est voisine de la source. Ils trouvaient un geste de réconfort en la personne d’Ali Muh u Rezqi, sensibilisé déjà aux idées nationalistes, qui leur offrait des … grenades (le fruit). Si Ccrif, doté d’une force herculéenne, soulevait les seaux d’eau avec une facilité déconcertante.

Les Iflisen, ont fini, enfin, par prendre leur revanche sur ceux qu’ils considèrent comme des « collaborateurs dont le zèle confine à l’humiliation de leur population.» Habituellement ce sont les Tifréens qui manipulent les gens en mettant en pratique la formule « La3v n Tifra ». Cette fois-ci, ils l’ont subi sans même s’en apercevoir. Les Hommes de Tifra qui avaient obtenu l’accord du FLN de se porter « volontaires au service de la France » ont été trahi simplement par vengeance entretenue et ruminée depuis belle lurette. On peut constater que les querelles tribales, atavisme encore vivace, ont du mal à s’effacer devant des objectifs nobles.
Après quelques balbutiements post-1962, Tifra est finalement rattachée à Tigzirt, c’est-à-dire aux Ayt Wagennun.

Notes de la deuxième partie :
(1) Iflisen Mellil : Iflisen de la Terre argileuse, Iflisen n Wemlil / B°b°emlil) que le géographe Yves Lacoste, à la suite d’autres historiens, écrit ‘’Iflissen Oum el Lil’’ (Flissa de la Nuit) dans la revue FM / Hérodote (Unité et diversité du tiers monde, III. Foyers révolutionnaires dans les montagnes Amérique Latine et Afrique du Nord, François Maspero, Paris, 1980, p.132.)

(2) Pierre Hentic se serait écrié, après la mise au jour de l’affaire, « L’oiseau bleu s’est envolé », sans, cependant, que nous sachions quelle référence évoque cette expression.

Notes de la troisième partie :
(3) Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 1956, Omar Toumi déclenche l’alarme en lançant une fusée, signal convenu en cas de présence d’éléments rebelles dans le village d’Iger n Salem. Le capitaine Maublanc, depuis son poste, se précipite pour porter secours à son homme de « confiance », Omar Toumi. L’officier commandant le 15° BCA et sa trentaine d’hommes tombent dans un traquenard, sous un déluge de feu : 2 morts et 6 blessés côté français.

(4) Il est impossible de connaître la quantité exacte d’armes fournies : les estimations vont de 300 à 1500 fusils divers. Le FLN donne une liste de 264 ‘’patriotes armés’’. Une autre source donne encore : 850 armes distribuées et 84 millions de francs versés, à l’été 1956. Combien d’hommes « ralliés » des Iflisen : 113 ou 300 ? CLD donne le chiffre de 300 recrues, ‘’soit 1/3 des effectifs’’ (c’est-à-dire 900). Mais elle donne aussi une autre comptabilité : Parmi les « ralliés », 113 sont des Iflisen dont 30 de Tawrirt n Ayt Zwaw et 39 pour Iger n Salem.
En 1955, l’effectif du FLN en Kabylie s’élève à 1500 hommes.

(5) Après le piège d’Iger n Salem, les « ralliés » ont pris le maquis. Comprenant enfin l’étendue du désastre, Alger organise une gigantesque campagne au sud d’Azeffun pour empêcher les éléments de la « Force K » de rejoindre l’ALN. L’opération ‘’Djennad’’ a mobilisé : le 11° choc, le 3° RPC de Bigeard, le 1er RPC et la 25° division d’infanterie, le 7° DMR, appuyés par des pilonnages d’artillerie, des bombardements aériens et maritimes. On compte près de 130 « rebelles » tués. Le 11° Choc, poursuivant les opérations, aurait mis hors de combat 66 hommes de la Force K. Une stèle, à la mémoire des maquisards tombés au champ d’honneur, est érigée à Ag°ni Uzidud.
De 1954 à 1962, les Iflisen ont joué dans les évènements un rôle digne de leur particularisme à l’intérieur du monde kabyle.

in Tigzirt n Yilel-Tifra n Yiflisen-Mizrana

OPÉRATION ‘’OISEAU BLEU’’

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Oiseau Blanc 04/04/2017 00:02

L'histoire n'a pas de langue et le récit historique implique la fiabilité et le respect de la propriété culturelle, sans lesquels toute vérité est mitigé de critiques. Hors, l'oiseau Bleu devient Blanc comme le devenait pour les Français. N'est-ce pas vrai cher Administrateur?

zizou ronce 27/03/2015 00:34

cher auteur, je suis en train de faire une recherche historique,j aimerais bien que vous m aider en matière d information, ce qui concerne la tribus d 'izarazen', c est une tribus méconnu , j aimerais bien que vous me donner de l aide.
cordialement .

Oiseau Blanc 04/04/2017 00:04

Ce n est pas faible

thirga 10/09/2015 08:58

La dénomination tribu n'est point appropriée en Kabylie, et d'une manière générale dans l'ancienne Afrique du Nord. On parle de Arch, confederation des archs

l'administrateur 29/03/2015 00:13

cher ami laisser nous un message sur notre e-mail

delporte fontaine marc dit poletti 12/12/2014 16:32

cherche contactes avec anciens Kabyles ayant comattuent contre le CRIK à cette époque
Merci de prendre contact avec Marc Delpore fontaine (guerre d'algèrie) une villa dans la tourmente du f l n commando Hentic