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TIFRA TIGZIRT SUR MER ( Tansa-Tifra)

DECES DELA POETESSE FATMA TILIKETE

30 Octobre 2013 , Rédigé par Malik Tifra

DECES DELA POETESSE FATMA TILIKETE

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Mme TILIKETE Fatma (Fatma Muhand Amectuh) survenue le mardi 29/10/2013 dans un hôpital à Alger Née au village de Tifra Tigzirt sur mer en 1931,âgé de 82 ans poétesse, auteur de deux livres :
1. LES DERACINES.
2. LE BOUT DE MIEL POUR ELLE LE FOND DU PUITS POUR LUI.

Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille, que Dieu lui accorde sa sainte miséricorde et l’accueille en son vaste Paradis
. A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons.

son enterrement aura lieu aujourd’hui le 30/10/2013 a Makouda centre comme elle avait émis son vœux

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En hommage a Mme Tilikete nous vous présentons succinctement sa bibliographie sa bibliographie

FATMA TILIKETE (Fadma Muhand Amectuh ) a vue le monde le 03 février en 1931 au village de Tifra commune de Tigzirt en Kabylie maritime après avoir fréquenté l’école des filles à Tifra construite en 1935 durant la période coloniale elle a acquis un minimum de connaissance de la langue française . Elle quitte l’école, pour aider ses parents dans les travaux domestique et des champs pour subvenir aux besoins de la famille comme s’était le cas pour tout le monde à cette époque.

Elle émigre en France avec ses Frères en 1952 , dans l’exil elle a vécue les affres de la vie puis elle découvre son don de poésie elle commence à écrire pour décrire les longues nuits des immigrés en France et surtout les conditions de la femme kabyle, elle puise son inspiration dans les souvenirs de son enfance agitée par une vie parfois tourmentée mais joyeuse dans la naïvetés et la sincérités .

Elle écrivait dans son recueil de poésie- les déracinés- « la maison. »

A Tifra, nous vivions dans une mécheta, mon père la construite avec de la pierre tailléeet tuiles que ses mains ont fabriqués.

Il mélangeait de la terre d’argile avec de la poussière des pierres taillées.

il faisait avec ses mains des tuiles ….

Apres ila fait les mursavec de la pierre taillée, et de la terre mouillée…..

Des roseauxpour faire le plafond, puis couvrant le tout avec les tuiles qu’il a fabriquées

Tuiles cuites …tout cela était lui.

Durant les années quatre-vingt, elle organisait des fêtes traditionnelles au village de Tensa -Tifra d’où est originaires, des Waadas en l’honneurs des saints du village a savoir SIDI HAND AHARFOUCHE , SIDI AHMED AHMAYCI et SIDI SAID OUMOUHAND , puis juste après, l’avènement du pluralisme politique elle rentre au pays et participe avec la première APC pluraliste issue de la majorité du RCD en exposant ses tableaux de peinture pour embellir la ville de Tigzirt, aujourd’hui ont retrouve ce qui reste de ses œuvres au Hall de la mairie de Tigzirt sur mer.

Elle s’est imposée par son attachement à la tradition Berbère et son engagement pour la modernité ainsi que le combat de la femme Kabyle en Algérie et en France. Elle est l’auteur de deux livres « les déracinés» et « le bout de miel pour elle le fond de puits pour lui» publiés aux éditions SAINT-GERMAIN-DES-PRES en 1985. Au début des années 1990 cette femme a restauré la veille maison de son père à Tifra, Tazzeqa n Mohand Amchtouh ou elle avait vécu son enfance sise à Tansa –Tifra. Je me souviens dés ma jeune enfance elle venait de France au village de Tansa-Tifra , elle invitait une troupe de idebalen et installe une tente de camping au lieu dit Tibêirin, elle fait une Waadas en sacrifiant un taureaux à El-Djama Tifra ,Elle déclamait ses poèmes en portant sa robe Kabyle et un Burnous où elle évoque les problèmes du quotidien, la vie courante, le passé, les souffrances et la joie.

C’est avec tristesse que nous avons appris aujourd’hui le vingt neuf octobre l’an 2013 son décès dans un hôpital à Alger son corps est inhumé à Makouda centre en Kabylie maritime.

Malik Ouhaddad,Tifra le29/10/2013

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Who is Fatima Tilikete?

Fatma Tilikete Kabyle is among the few women who have excelled in poetry in the language of Molière. Born in 1931 in Tifra, Fatma Fatma or Muhan Amchtouh as prefer to call the people of the village, attended primary school in his village in the early 1940s, one of the first opened by the colonial government schools. A boon for small Kabyle girl at that time.

Reading and writing are both hobbies Fatma, from his early childhood. After Independence, she has published two collections of poems entitled "The End of honey to it and the bottom of the well for him" and "Uprooted."

The two poetic works which have come forward Fatma, found a favorable echo including intellectuals and academics in Paris.

Both collections were prefaced by a journalist originally from the same village as Fatma Tifra, which is no longer of this world. This is the deceased Ferhat Cherkit, murdered on 6 June 1994 in Algiers center also keen poetry and French literature, who made his career in newspaper El Mujahid.

The poems Fatma Tilikete that address various aspects of everyday life are borrowed from a deep melancholy but also of nostalgia.

He settled in Paris, where she continued her studies at the age and distance of the village marked Fatma. Exile was uprooted.

His attempts to return to the home village were unsuccessful. Little known to the new generation, the elderly village Tifra keep her image of a courageous and very attached to its culture woman. Kabyle dress was evidenced by those who frequented his favorite outfit. She will be buried today.

One of his poems
Injury
Kabylia my country, Tifra my village
School girls, river side
As I spoke, I cried so much
When men have married me ....
Whoever bought me
And one who cashed me ...

Abdenour Igoudjil

Tizi Ouzou
Décès de la poétesse Fatma Tilikete

La grande poétesse Fatma Tilikete a tiré sa révérence hier à l'âge de 82 ans. Elle a rendu son dernier souffle dans un hôpital à Alger, suite à une longue maladie, selon des proches de son village natal, Tifra, commune de Tigzirt, au nord de la wilaya de Tizi Ouzou.

Fatma Tilikete est parmi les rares femmes kabyles qui ont excellé dans la poésie dans la langue de Molière. Née en 1931 à Tifra, Fatma, ou Fatma Muhan Amchtouh, comme préfèrent l'appeler les gens du village, a fréquenté l'école primaire de son village au début des années 1940, un des premiers établissements scolaires ouverts par les autorités coloniales. Une aubaine pour une petite fille kabyle à cette époque.

La lecture et l'écriture sont les deux hobbies de Fatma, dès sa petite enfance. Après l'Indépendance, elle a publié deux recueils de poèmes intitulés «Le Bout de miel pour elle et le fond du puits pour lui» et «Les Déracinés».

Les deux ouvrages poétiques, qui ont fait sortir de l'ombre Fatma, ont trouvé un écho favorable y compris dans les milieux intellectuels et universitaires parisiens.

Les deux recueils ont été préfacés par un journaliste originaire du même village que Fatma, Tifra, qui n'est plus de ce monde. Il s'agit du défunt Ferhat Cherkit, assassiné le 6 juin 1994 à Alger centre, féru lui aussi de poésie et de littérature française, qui a fait sa carrière au journal El Moudjahid.

Les poèmes de Fatma Tilikete qui abordent divers sujets de la vie quotidienne sont empruntés d'une profonde mélancolie mais aussi de nostalgie.

Son installation à Paris, où elle a poursuivi ses études, dès son âge et l'éloignement de son village ont marqué Fatma. L'exil l'a déracinée.

Ses tentatives de revenir au village natal ont été vaines. Peu connue de la nouvelle génération, les personnes âgées de village de Tifra gardent d'elle l'image d'une femme courageuse et très attachée à sa culture. La robe kabyle était, témoignent ceux qui l'ont fréquentée, sa tenue préférée. Elle sera enterrée aujourd'hui.

Un de ses poèmes
La Blessure
La Kabylie mon pays, Tifra mon village…
L'Ecole des filles, la rivière à côté
J'ai tant parlé, j'ai tant pleuré
Quand les hommes m'ont mariée….
Celui qui m'a achetée
Et celui qui m'a encaissée…

Abdenour Igoudjil in le temps d'algerie

Tigzirt : Elle s’est éteinte, hier, à l’âge de 82 ans

La poétesse Fatma Tilikète tire sa révérence

La nouvelle de décès de la poétesse Fatma Tilikète est tombée tel un couperet à Tigzirt. Elle a rendu l’âme, hier, dans un hôpital à Alger, après avoir lutté longuement contre la maladie. Née en 1931, au village Tifra, relevant de la commune de Tigzirt, Fatma a fréquenté l’école primaire du village en 1941. Elle voua, dès son jeune âge, un amour viscéral pour la poésie d’expression française. Fatma était parmi les premières femmes Kabyles, à s’initier dans la poésie en langue française et en Kabyle. La disponibilité d’une école, dans cette région montagnarde de la Kabylie, était une chance pour elle de s’instruire, ce qui était rare à l’époque d’ailleurs. Fatma a édité deux recueilles de poésie intitulés « Le bout de miel pour elle et le fond du puits pour lui» et «Les déracinés ». Ils ont été préfacés par Ferhat Cherkit, originaire lui aussi de Tifra, journaliste, assassiné en 1994, à Alger. Elle a vécu une bonne partie de sa vie à Paris. L’exile l’a perturbé. Fatma a tant souffert loin de son village natal. Privilégiant la belle parole et des vers très courts, les rimes de la poétesse de Tifra sont de connotation musicale magnifique. La tristesse et la nostalgie « hantent » les poèmes de Fatma. Elle a raconté les déchirements qui ont marqué sa vie et a dénoncé certains ordres établis dans sa société. Son style unique a émerveillé plus d’un. Son vœu de revenir pour vivre encore à Tifra, le village qu’elle a cité, à plusieurs reprises, dans ses poèmes, n’a pas été exaucé. C’est d’elle... La Kabylie mon pays, Tifra mon village… L’Ecole des filles, la rivière à côté. J’ai tant parlé, j’ai tant pleuré. Quand les hommes m’ont mariée… Celui qui m’a achetée Et celui qui m’a encaissée…

in la depeche de kabylie

DECES DELA POETESSE FATMA TILIKETE
DECES DELA POETESSE FATMA TILIKETE
DECES DELA POETESSE FATMA TILIKETE
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DECES DELA POETESSE FATMA TILIKETE

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Google 17/02/2014 05:22

searcg

cherif 18/03/2014 15:34

ana 3yite les gas allahe yerhamrom sektouna

med nadhir sebaa 02/02/2014 10:08

J'apprends avec grande émotion et par hasard le décès de ma très chère amie Fatma Tiliket.Grande dame,cette "porteuse de paroles universelles ",avait l'art de transcrire la douleur en optimisme coloré.Notre dernière rencontre remonte à 1987 ,dans son modeste appartement de Paris,où elle achevait une oeuvre d'art.Je lui avais consacré un article sur "Ruptures".Cette semeuse du bonheur",généreuse toute sa vie,restera à jamais la grande poétesse des combats durs de 'âpre exil.Repose en paix Fatma.Allah yarahmek..Nadhir des Aurès(comme elle aimait m'appeler).

cherif 02/11/2013 20:23

merci au créateur de ce site et merci pour tout les habitants de tigzirt. fatma tilikete c'est ma grande mère et ça fait un grand plaisir de voir tout cette importance que vous avez pour elle que dieu l’accueil dans son vaste paradis

malik 07/11/2013 18:30

Arrête de blaguer elle enterrée a Makouda le30/10/2013 j'ai été présent

boukhelifa 06/11/2013 22:16

ok je veux bien te croire donne moi l'adresse je viens a tous moment pour te rencontré toi et Mme teliket .merci

GERARD 05/11/2013 16:18

AMICALEMENT A VOUS ....

GERARD 05/11/2013 16:16

......JE POURRAIS MEME VOUS ENVOYER UNE VIDEO .....DE MA RENCONTRE AVEC CETTE GRANDE POETTESSE.....

GERARD 05/11/2013 16:13

.......MOI J AI PRIS UN CAFE AVEC ELLE...HIER A PARIS IELLE SE PORTAIT A MERVEILLE

GERARD 05/11/2013 16:09

FATMA TILIKETE N EST PAS DECEDEE .......C EST FAUX.....L AVEZ VOUS VU???

boukhelifa 04/11/2013 23:30

Merci Cherif je suis content de constater l'arbre a porté si fruit et sa continue a vivre sa fais plaisir NANA Fatima et partis mais elle nous a laisser ses écrit les beaux souvenir ses poésie que J'ai toujours gardé . a bientot

safia 04/11/2013 21:39

Brave femme, courageuse et instruite, elle a apporté de la joie au village de tifra, une étoile qui s'est éteinte, repose en paix Nna Fatma
Yella yiwen yella ulac-it
yella wayeḍ ulac-it yella

boukhelifa 02/11/2013 18:29

Je me souviens de cette Dame généreuse la fête au village une femme courageuse combatif elle recale tous les homme du village qui essai de lui porté atteinte a ses choix son avoir aucune crainte vive na Fatima Tiliket qui nous a apporté que du bonheur pendant son séjour dans notre village Ida Balen les fêtes ext bravo femme d'honneur que dieux te réserve une place au paradis son oublier ta fille qui t'accompagner pendant cette période..

malik 02/11/2013 20:34

merci cherif pour le commentaire ravi je suis l'administrateur su site si tu as des choses a nos donner pour améliorer
l'article

cherif 02/11/2013 20:29

merci mon frère pour le commentaire c'est un plaisir .la fille qui l’accompagner c'est ma mère et ça ma fais plaisir